mardi 15 novembre 2016

1997 vrooooooooooum!

1997

le 5 janvier, André Franquin nous quittait.
Et c'est en 97 aussi qu'a été signé le protocole de Kyoto sur lequel la planète entière s'est essuyé les pieds consciencieusement jusqu'à aujourd'hui.

De Franquin à Kyoto quel rapport ?
André Franquin stigmatisait la connerie humaine, le protocole de Kyoto la reconnaît officiellement et démontre avec une constance implacable depuis sa signature qu'elle est incurable.

1997 est aussi l'année de mon entrée dans ma boite. Dans mon métier actuel, encore, 17 ans plus tard...merde, 17 ans !

Cette année là j'avais bouffé des pâtes sans sauce, puis sans sel et finalement sans pâtes et même sans eau quand elle a été coupée. Le gel douche gelait sur la baignoire dans ma salle de bains pourrie et franchement, les potes qui squattaient avec moi donnaient à notre fine équipe (et groupe de rock parfois) une allure de communauté néanderthalienne.

A l'évidence, la voie artistique était une impasse et le travail d'équipe quand celle-ci est constituée de branleurs congénitaux est toujours voué à l'échec. Nous avions atteint des sommets de maîtrise sur Street Fighter II et dans l'art de se lever quand les autres se couchent : Fin de l'histoire.

Je passais de l'autre côté, décrochais miraculeusement un job et allait m'échouer dans un bureau, trainé là par un pote ayant besoin d'un chauffeur.

S'ouvrait à moi un monde nouveau, peuplé de créatures étranges et de symboles kabbalistiques sans cesse renouvelés par des armées de créatifs tournant à plein régime dans des bureaux surchauffés.

J'entrais aussi en contact avec l'administration, un milieu étrange, un moteur qui s'est emballé il y a une éternité, sans cesse alimenté en carburant et toujours plus haut dans les tours.

Je revois ces bikers américains fiers de leurs Harley qui suspendaient des motos japonaises à un arbre avec la poignée de gaz bloquée à fond pour voir péter le moteur...Ils attendaient devant une vaillante Honda qui gueulait, gueulait...sans casser.

L'administration est cette Honda, devant 50 millions de bikers désabusés qui sont passés à autre chose pendant qu'elle continue à gueuler en haut de son arbre. On a même créé des écoles pour l'entretenir et lui permettre de gueuler encore plus fort en consommant plus de carburant.

Accessoirement, si il lui arrive d'avoir des ratés on constitue un staff de mécanos d'élite qui arrangent tout ça en lui associant un moteur auxiliaire, des pneus neufs (utiles dans l'arbre) et un service de communication soutenu par une vingtaine de cabinets privés. Ainsi, la Honda est à l'aise et peut continuer à gueuler.

Personne ne remet en cause l'utilité de ce truc qui gueule là-haut tant le système économique gravitant désormais autour est devenu tentaculaire. On a même commencé à construire plein de Honda pour les suspendre un peu partout tellement ça a bien marché la première fois.

Il paraît qu'il y a même une moto qui gueule au sommet de l'Europe.

Note : Face à LA CRISE il est question de changer la Honda en mobylette pour minimiser les coûts. Des experts en mobylette on donc été nommés et une horde de techniciens sont à pied d'oeuvre pour assister les équipes en place.

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