mercredi 16 novembre 2016

1999 Cette année lààà rhaaaaa! TA GUEUUUULE!

1999

L'Europe passe à l'Euro.
Michel Petrucciani meurt
et Michel Drucker est toujours vivant.

L'année 99 s'annonce lourde de conséquences. L'Euro n'entraînera aucune inflation, aucun problème économique et sera un total succès que les décennies à venir confirmeront tant la prospérité de la zone concernée sera...euh ?

1999 ! Dieu s'est trompé de Michel, il fauche dans la fleur de l'âge un talent magnifique et laisse se fâner en direct des années durant une relique de l'ORTF pour le plus grand bonheur du troisième âge désormais officiellement rentier-propriétaire à crédit du bateau France.

Michel Drucker a créé le mouvement perpétuel du PAF. Le concept de la répétition infinie des mêmes émissions avec les mêmes invités tenant les mêmes discours convenus avec la fausse impertinence dont font preuve les suces-boules aguerris devant leur public invertébré.

Au fond, Michel Drucker est-il un homme ? Un extra-terrestre chargé d'adoucir la population qui détient le pouvoir afin de manipuler l'humain peinard, de la main gauche, en sirotant un Fanta ? Un robot-nurse pour gros bébés gâtés nostalgiques de Stone et Charden ou de Claude François depuis 50 ans !?

A voir le paysage audiovisuel français on jurerait que rien n'a été fait depuis les années 70-80...De vieux routards continuent à chanter leurs tubes d'antan, des vieux beaux et des vieilles retapées de partout occupent les plateaux télés et la jeunesse passe pour un ramassis d'attardés mentaux dans des programmes de télé réalité.

Douuuuuuuuce Fraaaaannnnnceuuuuuu...
Encore aujourd'hui et pour de nombreuses années (merci la qualité des soins) l'âge d'or de nos anciens nous poursuivra.
Longtemps nous allons encore bouffer du Dave, des hommages à Dalida ou Daniel Guichard jusqu'à la nausée puisque eux seuls sont légitimes dans le monde de Michel.

La culture en France passe toujours par le filtre des médias grabataires, la littérature est une littérature de vieux ou la branlette intellectuelle permet à d'augustes verbeux de vivre de leur diarhée Laroussienne qui n'intéresse qu'eux et les critiques de Télérama . La musique est un monde clos. L'ouverture de salles à de nouveaux talents l'exposition même de nouveaux talents ou d'amateurs y est quasi inexistante sorti du bar-PMU de Lorette-sous-la-Meuse.

Pourquoi n'existe t-il pas de vrais tremplins pour artistes amateurs autres que le tir aux pigeons formaté qu'on nous propose dans les émissions existantes où des « stars » bankable du moment se permettent de juger des gens bien souvent meilleurs qu'eux?

Pourquoi nos enfants, dans le pays soit-disant de l'exception culturelle (quelle prétention!!!) ne sont-ils pas éveillés à l'Art ?
Aaaaaaaaaaah ouiiiii, vous allez me parler des cours d'arts plastiques durant lesquels nous avons tous laborieusement fait...euh... quoi ???Je ne me souviens même pas de ce que j'ai bien pu foutre en arts plastiques durant ma scolarité...Les cours de musique à l'école ? Qu'avons nous appris durant les cours de musique ? « Au clair de la Lune » à la flûte à bec ? Qui s'en souvient ? Qui a trouvé une vocation en soufflant dans son tube en plastique, honteux et craintif devant un prof se rêvant concertiste à Pleyel et finissant anonyme devant un paquet d'ignares soufflant dans le flutiau ?

Les cours de littérature où on vous enfonce Zola à coups de lattes dans la tronche parce que Zola, c'est bien il faut le lire, parce que TOUT LE MONDE doit aimer Zola et se délecter de son style et de son oeuvre magistrale...comme pour Balzac et les autres...Mais Zola ME FAIT CHIER ! Je préfère Philip K Dick.

Qui a vibré en écoutant quelque chose, qui a été conquis par une toile ? Qui a été pris de passion pour l'Art dès la 5ième ?

J'ai le souvenir merveilleux de ce prof de musique hystérique, grand frustré ou réel psychopathe, qui balançait des flûtes à travers la classe, terrifiait littéralement tous les élèves, hurlait comme un veau ou piquait des crises sur certains en les traînant par l'oreille jusqu'à l'extérieur.
Ah ! Ce bonheur de découvrir une sonate ciselée, travaillée comme une dentelle merveilleuse avec le cul rendu moite par la terreur et l'envie de prendre ses jambes à son cou...

Et parlons-en de la flûte ! Cette pu*** de flûte à bec, l'instrument en plastique moche par excellence, l'absence de sensibilité absolu, l'un des instruments les plus chiants du monde, à peine beau quand il est joué par un virtuose c'est une boucherie sonore quand il est massacré par des hordes de pré-adolescents contraints. Là encore, l'éducation nationale lutte contre le talent, la créativité ou l'originalité avec hargne.

L'école a dû décourager des paquets de Mozart, de Van Gogh ou de Franck Zappa en herbe qui ont fini par trier des saucisses leur vie durant. Combien de Vivaldi fabriquant des pneus, de Hendrix caissiers chez Carrefour ?

Plantu avait fait ce dessin où un prof reprochait à un élève de ne s'intéresser qu'au foot, à la musique ou aux voitures. L'élève lui demandant ce qu'il aime dans la vie, le prof répondait Platini, Mozart et Alain Prost...tout était là. Et rien a changé.

Voilà. L'école tue le rêve, détruit l'ambition, formate à côté de la plaque l'esprit de nos enfants pour les préparer, mal, à affronter le monde d'il y a 50ans.

Associée à la fac on comprend nettement mieux pourquoi tout part en sucette. L'éducation nationale française est une machine à briser la jeunesse. Heureusement, elle sait former les futurs entrepreneurs. Ah ...pardon ? On me dit dans l'oreillette que non, là aussi c'est de la merde ? Merci Patrick.

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